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BIENTÖT A MONTESQUIEU VOLVESTRE 31 GRANDE EXPOSITION A LA MAIRIE SUR PIERRE JOURDA ET MONTESQUIEU

DU 20 AVRIL AU 16 MAI 2015

CONTACTS CI-DESSUS OU MAIRIE DE MONTESQUIEU

 

 

Quelques réalisations de l'artiste

Collage Collage Peinture huile Peinture huile

Collage Peinture huile Peinture huile Peinture huile

Videos presse

Mais, qui donc est Pierre JOURDA ce peintre dont tout le monde parle en ce moment ?

 

Il nait le 13 Juillet 1931 à Montesquieu-Volvestre jolie bastide de la Haute-Garonne.

De son père maçon il conservera toute sa vie et dans son œuvre, le goùt du travail bien fait, puissant et charpenté.

Pour s'élever vers le ciel, il faut, en effet, des murs bien dressés et des assises solides.

De sa mère pieuse en même temps que pétrie de vertus domestiques, il héritera d'un bon sens tranquille et d'une spiritualité très vive, avec, on le découvre dans nombre de ses toiles, d'élans mystiques.

Toujours les pieds fermement plantés dans la glèbe tandis que les yeux sont tournés vers d'inaccessibles étoiles:

C'est tout "JOURDA"

Enfant déjà il se révèle doué pour le dessin et l'écriture ce qui intrigue son entourage.

1942 – 1946 Élève studieux au collège de Montesquieu-Volvestre, il confirme son don pour le dessin et à 15 ans, il est reçu avec succès au concours d’entrée de l’École des Beaux-arts de Toulouse. Par chance, dans sa famille, son oncle Jean Bernéde et sa tante Francisa le soutiennent et l'hébergent dans leur appartement toulousain.Il rentre le week-end et les vacances chez ses parents à Montesquieu Volvestre ; là il y travaille sans relâche, dans un atelier qu’il utilisera jusqu’en 1975. Durant ces années d'études il peut s'adonner à cet art auquel il consacrera plus tard sa vie et n'oubliera jamais son enfance dans cette région: il en fera même plus

tard,

des tableaux dans différents domaines picturaux.

Pendant cette période il se prend de passion pour le vélo

Thème qu'il abordera souvent dans ses toiles consacrées au sport.

1947 1952 À la fin du cursus de Toulouse, il entre à l’École des Beaux-Arts de Paris, est hébergé par un abbé rue Bonaparte dans le quartier Saint-Michel. L’étudiant partage sa chambre avec un compagnon René Bascands rencontré à l’École des Beaux-arts de Toulouse et tous deux la transforment en petit atelier.

L’enseignement des Beaux-Arts étant très traditionnel, il intègre une formation au dessin côté et à la perspective, dans une école privée rue Madame: "La grande chaumière".

Ses cours suivi à La Sorbonne lui permettront d’étudier la période de l’art moderne qui l’intéresse ( de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle). À Paris, il découvre les librairies, les galeries et les Musées du Louvre et d’Art Moderne où il passe de longues heures à essayer de pénétrer les secrets des grands peintres qu'il admire: Van Gogh, Cézanne, Bonnard, Odilon Redon De Stahel Bonnard et bien sùr Fernand Léger qui célébra comme lui le monde ouvrier duquel Pierre provenait.

A la fin de ce brillant cursus, il obtient les deux certificats d'aptitude à l'enseignement du dessin :

 

1953 1er degré, major de sa promotion avec félicitations du Jury.

1954 2eme degré classé second. 1962 Stage au centre international d'études pédagogiques de Sèvres

1963 Désireux de revenir dans sa région natale, il est nommé au Lycée Pilote Bellevue de Toulouse Chargé de cours au centre de formation des maitres pour l'enfance inadaptée (Poste créé spécialement pour lui); il réside chez l’habitant dans l'ancien quartier Saint-Georges.

Entretemps, il effectue son service militaire dans l'armée de l'air en Allemagne, dans la garnison de Lahr où on le sollicitera pour décorer la chapelle d'une belle fresque en voici la représentation".

 

 

L’artiste consacre ses moments libres à travailler la peinture et le collage dans la cave d’un bâtiment militaire, abordant de front figuration et abstraction. Pour la salle de bal de la base, l’armée lui commande quatre grandes peintures.

 

1957 – 1964 Il entame ensuite une série de conférences avec diapositives afin de promouvoir l'enseignement du dessin, dans toutes les écoles primaires.et donne bénévolement le jeudi ses conseils aux maitres des écoles.

Il reprend son poste de professeur au Lycée Pilote Bellevue de Toulouse et loue un appartement dans la cité Roguet du quartier Saint-Cyprien.

1958 – 1971 Il est nommé professeur à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Toulouse; plus tard il obtiendra un poste de professeur au Collège d’Enseignement Secondaire Jean Jaurès de Colomiers .

L’humain est de plus en plus présent dans le travail du peintre, particulièrement à travers le cyclisme et l’athlétisme.

Pierre renoue avec la technique du collage, travaillée à la fin des années 50 et abandonnée au début des années 60. D’abord sur toile, ensuite sur papier, ses œuvres sont constituées de coupures de journaux : photographies et textes qui ne manquent pas de nous interpeller par la justesse de ses créations.

À compter de cette année, alors qu’il signe très rarement ses oeuvres mais les date régulièrement, Pierre Jourda dresse un inventaire de ses tableaux et les numérote systématiquement, ce qui permettra d'établir plus tard un répertoire qui regroupe la totalité de l'œuvre importante de ce peintre atypique; il commence par la toile n° 0 Autoportrait en noir et blanc.

1966 Pierre Jourda épouse Andrée Roumagnou l'une de ses élèves préférées qui sera son épouse, sa muse, son assistante… oh combien importante dans la vie de cet homme et qui l'accompagnera jusqu'à la fin de sa vie.

Le couple vit d’abord dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse puis dans le quartier Sidobre à Colomiers.

1967 Ils font l’acquisition d’une maison à Brax dans la région toulousaine, ils y resteront jusqu'en 1975

1968 Cette année est exempte de toute création pour Pierre Jourda qui participe comme beaucoup aux évènements de Mai 68 et note ironiquement dans un de ses cahiers d’inventaire :

« 1968 Année sans tâche ou Année sans tache ».

1975 Jusqu’en juin 1983, Pierre Jourda abandonne toute forme de production et note dans un de ses cahiers d’inventaire : « Départ de Brax pour... l’épreuve. » Il se consacre entièrement à la rénovation de sa maison qu’il vient d’acquérir à Antras et à sa profession d’enseignant à Foix, au Lycée jusqu’en 1980 et au Collège Lakanal jusqu’en 1991.

1983 Après plus de neuf années écoulées sans peindre, l’artiste note dans un de ses cahiers d’inventaire : (« Coucou me revoilà ! En plein Harrar* faisant allusion à Arthur Rimbaud Poète qu'il affectionne, il écrira: est-ce possible de re-nouer avec le « festin » ancien) » Il ne produira pourtant que quelques toiles durant les deux années suivantes.

*Harrariège / jeu de mots

1984 A la demande du maire de l'époque Paul Canal le peintre réalise quatre grandes peintures à l'acrylique sur isorel appréciées de tous. Vous pourrez les admirer en vous adressant à la mairie de Saint Paul de Jarrat(Pour RDV Tel: 05 61 04 18 30)

1985 Cette année marque une transition dans l’art de Pierre Jourda. Il s’engage avec rigueur et minutie dans une peinture symbolique qu’il travaillera jusqu’en 2007.

 

1991 Il termine sa carrière d’enseignant, mais travaille sur la création d'œuvres de plus en plus qualitatives.

2007 Son dernier tableau "La vérité"

Durant sa vie d' idéaliste ce contestataire nous laissera une trace avec ses superbes créations des évènements de son temps dont il sera le témoin indigné:

L'écologie, les tortures, les excès de la société de consommation les atteintes à l'environnement les colonisations, l'impérialisme…dictatures etc.

+ Pierre Jourda décède entouré des siens le 20 mai 2007.

Cet artiste aura exposé peu de son vivant, mais grâce à un travail acharné, il nous laissera une importante collection de tableaux, collages sculptures et dessins qui retracent une vie de recherches et d'incertitudes qui le mèneront à son dernier tableau intitulé "La vérité".

Mais, l'a-t-il trouvée ?

 

Autoportrait

Informations et contact :

 

andree.jourda@orange.fr 0561641629

 

joscribos@laposte.net 0684210697